Le Köpskam vous connaissez? Ce mouvement est tout droit issu de la Suède. De plus en plus populaire, ce concept consiste à avoir honte d’acheter du neuf. Il est tellement en train de se répandre que la consommation textile s’en trouve fragilisée dans ce pays. Les aficionados du Köpskam se tournent donc volontiers vers la consommation de vêtements de seconde main.

L’Europe est en train de traverser une période ou les codes de la consommation sont en profonde mutation. Ils sont complètement bouleversés par la prise de conscience de l’être humain sur l’épuisement des ressources naturelles. A Maurice, cette prise de conscience est émergente également, à plus petite échelle. Il reste difficile dans les mentalités de changer des habitudes bien ancrées.

Le concept du Köpskam dénonce l’irresponsabilité écologique qui implique l’achat excessif et compulsif de vêtements. 

Cette nouvelle tendance pénalise le fait de se vanter sur Facebook ou Instagram de ses derniers achats de vêtements et encourage plutôt l’achat de vêtements d’occasion. Et ça, forcément, chez videtonplacard.com, on adore et on adhère!

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Cela dit d’un point de vue tout à fait personnel, je trouve que faire culpabiliser les gens sur leur mode de consommation n’est peut être pas forcément une bonne approche : il vaudrait mieux sensibiliser les gens sur l’impact de la mode sur l’écologie. Et surtout, il ne résout pas le problème fondamental issu des industriels. En effet, si les fabricants continuent de nous proposer des vêtements bas de gamme, non durables, finalement, on aura du mal à lutter contre cette pollution textile.

Il serait temps que les industriels de la mode prennent conscience de leur empreinte écologique et humaine (n’oubliez pas aussi que cette industrie emploie des enfants dans certains pays et intoxique les ouvriers dans les ateliers de confection). Même si le consommateur garde le pouvoir de dire non, il faut aussi qu’il ait des alternatives pour consommer de manière durable. Et c’est justement ce qui manque cruellement à l’île Maurice….

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A bientôt

Elise

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